CINQUIEME  COLLOQUE INTERNATIONAL  ECOLE ET HANDICAP  les 19 et 20  MARS 2013 à Lyon.  

QUELS SAVOIRS PROFESSIONNELS POUR DES PRATIQUES INCLUSIVES ? EFFETS DES CONTRATS ET SYSTEMES SEMIOTIQUES . 

Cadrage Général :

L’Observatoire des Pratiques sur le Handicap – Recherche et Intervention scolaire (OPHRIS) s’inscrit dans le contexte d’une politique éducative visant à renforcer le droit à la scolarisation pour les élèves, les collégiens, les  lycéens et les étudiants porteurs d’un handicap.

Ce réseau vise à mettre en synergie des équipes de recherche (didacticiens,  linguistes,  psychologues,  sociologues, chercheurs en sciences  de  l’éducation) et des professionnels (enseignement, secteur médico-social, santé, associations de parents) ainsi qu’à coordonner les travaux menés sur le handicap à l’école.

Ce 5ème colloque international  « quels savoirs professionnels pour des pratiques inclusives ?  Effets des contrats et des systèmes sémiotiques », poursuit  une réflexion issue de questionnements précédents  à propos des pratiques inclusives et des savoirs scolaires : paradoxes, contradictions et perspectives » (Nancy, 2012) ; du partenariat « faire travailler ensemble tous les acteurs de l’inclusion (Nantes, 2011) ; des représentations et les pratiques scolaires (Lyon, 2010) ; sur  «l’Ecole inclusive : quels changements » ? (Aix-en Provence, 2010), ou enfin « travailler ensemble ?»  (Lyon, 2009).

S’intéresser à la question des savoirs professionnels visant des pratiques inclusives et émancipatrices,  c’est  d’abord reconnaitre et questionner les « savoirs en actes » parmi la diversité des acteurs de l’inclusion (enseignement du 1er, 2ème et 3ème degré, Segpa, Clis, Ulis, MDPH, enseignement spécialisé, Education spécialisée, parents, acteurs à la première personne…). C’est aussi interroger les représentations respectives, celles qu’on se fait des possibilités d’action des personnes : qui est l’homme capable ?

Certes, il existe déjà des collaborations entre  différents acteurs des institutions médico-sociales et scolaires et les uns et les autres  peuvent mettre en œuvre, au quotidien,  des actions utiles aux pratiques inclusives.  Mettre en évidence ces petits pas du quotidien, c’est interroger les discours et les systèmes sémiotiques non verbaux (gestes, rapports proxémiques, etc.) qui les fondent ainsi que les contrats régissant différentes institutions. Comme désormais, « tout enfant est de droit un élève » (loi 2005), le colloque donnera une place importante à l’analyse des systèmes sémiotiques articulés à des contrats et des situations didactiques et pédagogiques pour donner ainsi des outils pratiques et théoriques aux formateurs, aux enseignants ou aux éducateurs.

La mise en évidence et le partage des savoirs professionnels ainsi construits permettront de poser la question des professionnalités des différents acteurs impliqués dans la scolarisation des élèves en situation de handicap pour pouvoir dépasser le stade de l’implicite et de la juxtaposition des pratiques. Le travail d’élucidation des contrats sous-jacents aux pratiques, apparait alors comme une condition sine qua non pour la construction d’actions conjointes, véritable échange de signes partagés et émancipateurs. 

Par une clarification des savoirs professionnels  mis en œuvre par  ces  différents acteurs, l’enjeu de ce colloque est de  mettre au jour des points communs, des points d’accroches tout comme des sources d’obstacles et de difficultés.  Par ce travail, il s’agit de transformer l’homme « efficace »  en un homme « capable », même s’il est « autrement capable ».